La commune d'Azilal est engagée dans un processus participatif pour renforcer l'adaptation aux changements climatiques
Une rencontre multipartite a réuni plus de 65 participants le 18 juillet 2025 pour présenter le bilan de six mois de travail participatif visant à renforcer la capacité de la commune d'Azilal à s'adapter aux changements climatiques.
Rencontre multipartite pour la présentation du bilan participatif
Dans le cadre du projet ASTA – « Mobilisation et participation pour des politiques territoriales inclusives d’adaptation aux changements climatiques dans la région Béni Mellal‑Khénifra », la commune d’Azilal a accueilli, le vendredi 18 juillet 2025, une rencontre multipartite consacrée à la présentation du bilan de six mois de travail participatif visant à renforcer la capacité de la commune à s’adapter aux changements climatiques.

La rencontre a réuni plus de 65 participants représentant les administrations publiques, les services déconcentrés, le conseil communal, l’université, les associations de la société civile, les coopératives et les instances consultatives.
Un processus de diagnostic participatif innovant
Au cours des six derniers mois, la commune d’Azilal, en partenariat avec l’AIDECA, a conduit un processus de diagnostic participatif pour évaluer les impacts du changement climatique sur les différents douars et quartiers de la commune, avec la contribution des membres du conseil, des cadres techniques, de l’Instance pour l’égalité des chances et l’approche genre, du Conseil communal de la jeunesse et des composantes de la société civile.
Ce processus s’est appuyé sur un outil de diagnostic innovant développé par l’association et ses partenaires, appliqué pour la première fois dans cinq communes de la région, afin d’intégrer la dimension climatique dans la planification territoriale et les politiques publiques locales et de renforcer la résilience des populations face aux défis climatiques.

Le diagnostic a mobilisé 186 citoyennes et citoyens pour la réalisation d’enquêtes de terrain, le remplissage de 15 fiches techniques et la conduite de 7 entretiens approfondis avec des acteurs et représentants de la population.
Trois interventions centrales
La rencontre a été l’occasion d’approfondir la discussion à travers trois interventions centrales :
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Gestion durable des déchets – présentée par M. Abdelaziz Asimi, exposant les mécanismes de tri et de recyclage comme levier de réduction des émissions et de promotion de l’économie circulaire.
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Tourisme agrotouristique durable comme outil d’adaptation – présentée par Mme Fatima Amkar, présidente de la coopérative « Kounouz Ahnçal », illustrant comment les produits locaux et l’agrotourisme peuvent générer des revenus tout en préservant les ressources naturelles.
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Expérience de « Espace Tamunt » en matière d’adaptation au changement climatique – présentée par M. Moulay Hafid Ferdi du Conseil provincial du tourisme d’Azilal, offrant un modèle liant développement touristique et préservation des écosystèmes montagnards.

Ces contributions, complétées par les résultats du diagnostic, ont enrichi la cartographie des idées et des propositions que la commune et ses partenaires traduiront en initiatives et projets concrets dans les domaines de la gestion des déchets, la valorisation des espaces verts, la rationalisation de l’usage des ressources en eau, le recours aux énergies propres et le développement du tourisme durable.
Une dynamique participative modèle
Cette dynamique participative inaugure une nouvelle étape où les considérations climatiques sont intégrées au cœur des politiques territoriales de la commune d’Azilal, consacrant ainsi son rôle de modèle régional en matière d’adaptation aux changements climatiques.
À propos du projet AMUSSU
Cette initiative s’inscrit dans le Programme d’Appui Stratégique à la Société Civile au Maroc (PASSC), financé par l’Union européenne. Elle fait partie du projet AMUSSU : « Renforcer le pouvoir de la société civile au Maroc pour une bonne gouvernance de l’environnement et du climat », mis en œuvre par un consortium réunissant l’ONG Migrations & Développement (M&D), l’Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre (AESVT) et l’ONG italienne COSPE – Coopération pour le Développement des Pays Émergents.