La commune Oulad Knaw, province de Beni Mellal, présente les résultats d'un parcours participatif d'adaptation aux changements climatiques
Une rencontre multipartite a réuni plus de 69 acteur·rice·s pour présenter la synthèse de six mois de travail participatif visant à renforcer la capacité d'adaptation de la commune Oulad Knaw aux changements climatiques, dans le cadre du projet ASTA.
Rencontre multipartite pour la présentation des résultats
Dans le cadre du projet ASTA – « Mobilisation et participation pour des politiques territoriales inclusives d’adaptation aux changements climatiques dans la région Béni Mellal-Khénifra », la commune Oulad Knaw a accueilli, le jeudi 24 juillet 2025, une rencontre multipartite consacrée à la présentation du bilan de six mois de travail participatif visant à renforcer la capacité de la commune à s’adapter aux changements climatiques.

La rencontre a réuni plus de 69 acteur·rice·s représentant les administrations publiques, les services déconcentrés, le conseil communal, les associations de la société civile, les agriculteur·rice·s et les acteur·rice·s de la société civile.
Un parcours de diagnostic participatif innovant
Au cours des six derniers mois, la commune Oulad Knaw a travaillé en partenariat avec l’Association Al Intilaka (AIDECA) pour déployer un parcours de diagnostic participatif visant à recenser les effets du changement climatique sur les différents douars de la commune, avec la contribution des membres du conseil, des cadres techniques, de l’instance égalité et parité et approche genre, et des composantes de la société civile.
Le parcours s’est appuyé sur un outil de diagnostic innovant développé par l’Association Al Intilaka et ses partenaires, appliqué pour la première fois dans cinq communes de la région, afin d’intégrer la dimension climatique dans la planification territoriale et les politiques publiques locales, et de renforcer la résilience de la population face aux défis climatiques.

Le diagnostic a mobilisé 188 citoyen·ne·s pour réaliser des enquêtes de terrain, remplir 15 fiches techniques et mener 10 entretiens directs avec des acteur·rice·s et représentant·e·s de la population.
Présentations clés et approfondissement du débat
La rencontre a été l’occasion d’approfondir le débat à travers des présentations clés portant sur la gestion durable de l’eau et l’agriculture alternative au niveau de la commune.

Ces interventions, aux côtés des résultats du diagnostic, ont permis d’élargir la carte des idées et propositions pour lesquelles la commune et ses partenaires plaideront afin de formuler des initiatives et projets concrets dans les domaines de l’investissement dans l’agriculture alternative, la rationalisation de l’utilisation des ressources en eau, le recours aux énergies propres et d’autres domaines connexes.

À propos du projet AMUSSU
Le projet « AMUSSU : Renforcer la capacité de la société civile à agir au Maroc pour la bonne gouvernance, l’environnement et le climat » fait partie du Programme d’appui stratégique à la société civile (PASSC), mis en œuvre dans le cadre du partenariat entre le Maroc et l’Union européenne, et s’étend de 2023 à 2027. Ce projet est porté par Migrations & Développement (M&D), en partenariat avec l’Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (AESVT Maroc) et l’ONG « Coopération pour le développement des pays émergents » (COSPE Maghreb).
Le projet vise à renforcer la capacité de la société civile au Maroc à être un acteur du changement, du développement démocratique et de la bonne gouvernance, et à contribuer efficacement aux politiques publiques et aux projets locaux et nationaux liés à la lutte contre les changements climatiques, au développement durable et à la préservation de l’environnement. Cela passe par (i) le renforcement des capacités des organisations de la société civile et l’amélioration de l’impact et de la durabilité de leurs interventions, et (ii) le renforcement de la participation de ces organisations aux mécanismes de dialogue multipartite et aux dynamiques de plaidoyer. Le projet AMUSSU cible principalement les organisations de la société civile au niveau national, afin de les doter des compétences, des connaissances et des ressources nécessaires pour les engager de manière effective, consciente et engagée dans le processus de gouvernance et de développement.